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  • 15 février 2016

Corée-du-Sud et USA, les pionniers de l’e-Sport

Corée-du-Sud et USA, les pionniers de l’e-Sport

Dans l’article précédent j’ai tenté de vous expliquer en quoi l’e-sport est un secteur porteur en terme financier et de divertissement. Mais parce-que toute activité générant d’énormes masses d’argent génère aussi des règles. Ces règles, outre celles imposées par le jeu lui même, il en existe en dehors du jeu. C’est pour cela qu’il serait intéressant de se demander si la mise en place de fédérations ne pourraient pas régler tous les problèmes liés au statut des joueurs? Et bien sachez qu’il en existe une!!

La Corée du Sud se porte en figure de proue et constitue un exemple à suivre pour tout le monde e-sportif. Depuis le milieu des années 2000 le spectacle proposé par une telle pratique dépasse celui du sport traditionnel. Ainsi les premiers joueurs à avoir pu vivre convenablement des dotations des compétitions de jeux vidéo étaient des coréens.

La Korean e-Sports association, précurseur dans son domaine.

Cet engouement prend forme en 2000 avec la création de la KeSPA (Korean e-Sports Association) qui est une fédération qui s’occupe de la gestion du sport électronique uniquement en Corée du Sud. Elle est rattachée et dépend du ministère de la culture, des sports et du tourisme. Il est toutefois important de vous préciser ce cas de figure encore spécial de nous jour est la seule et unique forme de fédération de sport électronique au monde.

Pour vous préciser le contexte, la KeSPA a été créée en premier lieu pour pouvoir organiser efficacement des tournois de Starcraft : Brood War dans tout le Pays du Matin calme. Ce n’est finalement qu’assez tard, en 2012, que l’organisation décide d’autoriser ses joueur à participer aux compétitions de Starcraft II. Alors que les compétitions des saisons 2 et 3 de League of Legends font rage, la KeSPA s’ouvre à nombre d’autres jeux pour en compter plus de 20 aujourd’hui. De qui proposer un modèle d’ouverture pour des futures fédérations dans d’autres régions du monde.

Quasiment Sport national dans l’un, non reconnu partout ailleurs.

Quid des USA ? Eux, ils sont toujours là, à faire progresser leurs éditeurs de jeux favoris.

Le statut de la région nord-américaine s’inscrit dans la suite logique du développement d’un sport traditionnel, dans un premier temps, l’affirmation par un large public d’une discipline qui est devenue plus qu’un simple loisir. Et dans un second temps, la mise en place de ligues professionnelles ayant donné lieu à des obligations en termes de professionnalisation. Ces obligations s’illustrent par la délivrance de visas sportifs pour des joueurs étrangers au sol américain (uniquement pour League of Legends pour le moment). De telles mesures se sont avérées utiles afin de garantir un accès pérenne à la compétition ou la ligue LCS. Dans le cas contraire, notamment en Europe nous avons récemment pu assister à un évènement des plus contraignants. Deux équipes participant à la ligue professionnelle LCS de League of Legends se sont retrouvées avec un joueur star en moins pour cause d’expiration de visas. Le problème se situant en la plurinationalité de la totalité des équipes prenant part à la ligue.

Diamondprox visa

Danil « Diamondprox » Reshetnikov, joueur clé pour les Unicorns of Love, contraint de quitter temporairement son équipe pour des raisons de visa.

Une évolution logique et prévisible

Mais le problème ne s’arrête pas la concernant la législation du joueur pro, la nouvelle est tombée le 23 janvier dernier, Riot, suite à ces problèmes récurrents de visas, a décidé l’obligation pour les joueurs étranger au pays hôte de la compétition de posséder un permis de travail. De quoi relancer toutes les problématiques liées à la législation de l’e-sport en Europe.

Le pays hôte de la ligue européenne, l’Allemagne ne consent toutefois pas faire le pas dans ce sens sur le court terme. Du coup, d’autres pays européens pourraient peut-être se voir host, dans un futur proche des studios de réalisation pour le ligue LCS comme la France qui est en ce moment même entrain de statuer sur la possible légifération du statut de joueur de jeux vidéo professionnel. Ce qui pourrait constituer une avancée phénoménale dans l’acceptation du fait que l’e-sport est reconnu de tous dans un pays autre que la Corée du Sud.

En parlant de l’Europe, les statuts de joueurs pro ne sons pas pour autant figés, dans le prochain article sur le sujet je vous ferait part des avancées dans ce domaine pour la France par exemple. Et oui! Notre chère nation va, dans un futur proche, pouvoir enfin statuer sur l’e-Sport.

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