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  • 13 février 2016

L’e-sport, le nouvel eldorado du divertissement

L’e-sport, le nouvel eldorado du divertissement

La question du statut juridique du sport électronique pose aujourd’hui de nouvelles questions vis-à-vis de sa notoriété grandissante. Comme vous les savez, depuis l’avènement récent de bon nombre de disciplines e-sportives, que ce soit dans la pratique ou dans la retransmission de tournois professionnels, nous avons pu voir certaines tendances émerger quant à cette pratique. Par tendances j’entends bien sûr de la question du cadre juridique d’un secteur en plein essor.

Les compétitions de jeux vidéo son aujourd’hui devenues un véritable support de tournois où des récompenses aux montants faramineux sont mis en jeu.

Pour débuter cette série d’articles sur le développement de l’e-sport dans le monde je vous propose de réfléchir en premier lieu sur les raisons qui poussent les grandes marques à investir dans une filière  attirante financièrement, du premier secteur de divertissement mondial.

Une notoriété grandissante dans un secteur de divertissement porteur.

Les compétitions de jeux vidéo jouissent actuellement d’une aura qui ne cesse de progresser vers les sommets quitte à coiffer au poteau certains sports traditionnels en termes de pratique et d’audience.

La question du statut juridique de l’e-sport propose de reconnaître la discipline de joueur professionnel de jeu vidéo afin de faire de lui un véritable athlète à l’instar d’un footballeur ou d’un rugbyman de haut niveau.

Mais où vas-tu chercher tout ça ? Me direz-vous. Et bien l’évolution vers un statut si spécial se trouve dans un premier temps, dans sa communauté qui porte la discipline jusque dans les médias et qui lui donne une certaine légitimité. Vous n’aurez sans doute pas loupé la polémique si médiatisée en Septembre 2014 sur la chronique évoquant le rachat de la plateforme Twitch.tv par le géant Amazon où la communauté de jeux vidéo était montée au créneau, poussant le présentateur vedette de l’époque Antoine de Caunes à s’excuser publiquement dans l’émission du Lundi suivant.

L’e-sport n’est pas qu’un phénomène de mode et possède sa place dans le futur paysage audiovisuel mondial.

D’autres indices montrent clairement que l’e-sport n’est pas seulement qu’une tendance passagère. L’investissement de certains capitaux initialement issus du sport traditionnel autres que les sponsors historiques que nous connaissons tous tels que Roccat, Razer, BenQ et bien d’autres, se rendent donc compte qu’il y a un bon filon à exploiter.

Pour vous illustrer tout ça, prenons donc quelques exemples marquants ces dernières années :

Qui aurait imaginé que le géant américain puisse, un jour, pactiser avec notre bon Riot Games?  C’est donc en Avril 2015 que le développeur du jeu en ligne le plus pratiqué dans le monde annonce son partenariat avec la marque mondialement célèbre marquant l’ouverture des plus grands à l’investissement dans l’e-sport.

  • Beşiktaş e-Sports Club:
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    Blason de la section e-sport du Besiktas

Pour les moins férus de Football le Beşiktaş est l’un des plus grands clubs omnisports turcs, ils ont donc décidés en 2015 de créer une délégation e-sport. Nous avons donc pu voir débarquer Thaldrin et sa bande au Mid-Season Invitational (MSI) 2015 de Tallahasee en Floride.

  • EchoFox:

A la mi-décembre 2015, coup d’éclat à l’annonce du rachat de la place en LCS (1ere ligue Nord-Américaine de League of Legends) de l’équipe Gravity Gaming par Rick Fox un ancien joueur star de NBA. Ce dernier n’est pas le seul à avoir sauté le pas puisque l’un des copropriétaires de la franchise NBA, Sacramento Kings a également racheté la place en LCS de l’ancienne pensionnaire, Team Coast.

Des joueurs star et des contrats publicitaires juteux.

Pour continuer bravement les comparaisons avec le sport traditionnel, qui n’a jamais vu les publicités aux budgets à, peine imaginables des équipementiers avec en vedette des stars interplanétaires ? Et bien les stars de l’e-sport ne dérogent pas à la règle. On a pu voir à plusieurs reprises des joueurs annoncer sur twitter leur partenariat avec les plus grandes franchises, le plus connu étant l’ancien midlaner des équipes Fnatic et propriétaire de l’écurie Origen, xPeke.

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Xpeke sponsorisé par RedBull , ancien joueur Fnatic, maintenant propriétaire de l’équipe Origen.

Parallèlement, et à un autre niveau, je n’en ai pas encore parlé, honte à moi tant elle est influente dans la démocratisation de l’e-sport, la Corée du Sud. Lieu de pèlerinage pour tout amateur de sport électronique les stars sont les meilleurs joueurs de la planète, écrasant tout sur leur passage sur plusieurs jeux vidéo avec en figure de proue le légendaire Lee « Faker » Sang-hyeok, double champion du monde et symbole incontesté du jeu vidéo en Corée. Ce dernier a même tourné dans des publicités pour la marque South Koréa Telecom (le sponsor principal de son équipe) mettant en avant une application mobile pour suivre les résultats de son équipe en direct.

En Europe non avons Cristiano Ronaldo, en Corée c’est Faker !!!

Publicité pour SK Telecom mettant en scène son joueur star, Faker.

En parlant de la Corée du Sud, nous verrons donc, dans le prochain sujet, les mesures prises par les régions pionnières du secteur e-sportif en termes d’organisation et de légifération de la discipline.

On pourrait dont dire que l’e-sport jouit d’un entrain sans précédent, qui en arrive si haut car, il est porté par sa communauté de passionnés et s’ouvre vers la professionnalisation de ses acteurs, il serait intéressant de traiter dans une publication future des métiers de l’e-sport, car, à l’instar du cinéma par exemple, les joueurs professionnels ne sont clairement que la vitrine d’une industrie de spectacle florissante à tout points de vue.

 

Stay tuned!

 

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